Dimanche matin.

Il est 9h53. Le groupe de louange est parti prier derrière la scène. Les membres de l’église prennent le café en discutant bruyamment au fond de la salle. Des enfants courent en bousculant les rangées de chaises que le président de culte vient de finir de remettre en place.

Assisté de l’ingé son, vous vous battez avec une clé USB récalcitrante. « Elle veut pas s’afficher dans le poste de travail ! » Dans un coin de l’écran, votre logiciel de présentation attend que vous tapiez les dernières modifications que Franck a apporté au chant qu’il a composé la semaine dernière. Christine, qui s’occupe des annonces, attend sur le côté, une clé USB à la main, que vous ayez terminé pour vous donner un document OpenOffice qu’il faudra ouvrir, copier, et coller dans une nouvelle diapositive. Attendez. OpenOffice n’est PAS installé sur cet ordi ! La panique guette. La clé USB s’affiche enfin. Pas de vidéo. C’est pour le message de ce matin… Vous vous tournez vers la scène pour alerter le prédicateur. Il est trop tard. Le président de culte s’approche du micro et demande aux gens de s’installer. Ca n’est pas si grave… vous avez l’habitude de passer la moitié du temps de louange derrière votre écran à modifier des polices trop larges…

Cette situation vous rappelle quelque chose ? Alors Proclaim est peut-être la solution.

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Dans notre société d’image, les mots ont gardé une place à part. Pas nécessaire de montrer des images graphiques pour attirer l’attention des gens et avoir de l’impact.

La preuve avec cette vidéo – en anglais – tirée du site The Girl Effect :

Face au sujet qu’il devait aborder (l’éducation des jeunes filles, une à une, pour changer le monde), l’auteur de cette vidéo avait deux options :

1. Jouer sur la corde sensible de notre culpabilité en montrant des photos, assez graphiques, et certainement dérangeantes, de femmes de pays sous-développés dans des situations critiques. Seul hic : si cette méthode est intéressante pour poser des questions, et amener à un constat, comment présenter l’objectif de l’ONG ?

2. La deuxième solution, choisie par l’équipe de communication, a été de montrer les possibilités de résolution d’un problème dont chacun a déjà conscience. Pourquoi ajouter des images choquantes quand les médias nous en ont balancé des milliers depuis des années ?

Ce que je trouve intéressant dans ce type de communication, c’est qu’elle est très simple, et se ramène au mot. Or jouer sur les mots, c’est faire appel à notre imaginaire. C’est faire appel à nos sentiments qui se cachent derrière, et jouer sur une sensibilité qui est plus intime qu’une photographie.

Faisons un test

Pensez au mot « gâteau ». Visualisez-le. Vraiment. Mettez-vous en condition, et visualisez la scène. Quelle image avez-vous en tête ? Cela peut être un gâteau d’anniversaire, une pièce montée, il peut être au chocolat, au yaourt, à la crème, il peut être rond, carré, rectangulaire… (Voir un échantillon de réponses possibles) Choisir de montrer un gâteau en particulier serait réducteur, voire dangereux… Je peux vous montrer un gâteau aux noix, mon préféré, mais si vous y êtes allergiques, ou si vous faites régime, ce choix ne renverra pas à un sentiment positif chez vous.

Par contre, le mot « gâteau », seul, sans image associée, réveille en vous, à coup sur, un sentiment positif, une sensation agréable, et des souvenirs heureux (anniversaire, etc.).

Parfois, faire le choix du mot est plus intéressant que faire le choix de l’image. Il donne au récepteur le choix de l’associer avec le sentiment que l’on veut attiser chez lui. Voici deux exemples de choix que j’ai du faire pour préparer une présentation powerpoint :

Les pierres vivantes

Dans un message sur l’église, j’ai voulu souligner que la Bible dit que nous sommes des pierres vivantes, formant un édifice vivant (l’église), toujours en mouvement. Cherchez sur le net une photo de pierre vivante (si vous en trouvez une, envoyez-la moi, je serai content). Par contre, le concept est intéressant. Cette expression a une valeur, qui nous pousse à la réflexion, et laisse travailler notre imaginaire. Voici donc la diapositive que j’ai utilisé :

Samuel

Dans une autre prédication, je parlais de Samuel, et j’ai eu besoin de l’identifier. Je ne voulais pas qu’on l’associe à un vieux schmock en toge (qui porte des toges, aujourd’hui ?), mais  je voulais le rendre concret et réél. Je voulais diriger mes auditeurs vers un concept : Samuel, c’était juste un homme, pas un magicien ou un illuminé. Je voulais être sur que personne ne l’associe avec autre chose qu’un gars sympa, simple et amical. Un gars tout à fait normal qui s’est laissé toucher par Dieu. Le dimanche, j’ai fait défiler des photos d’hommes de différents âges, et j’ai fait mine de choisir le mien parmi eux. Voici l’une des diapos que j’ai élaborées :

A vous de choisir

C’est votre responsabilité de choisir judicieusement de montrer des images ou pas. Balancer un verset à côté d’une photo de cascade ou de coucher de soleil n’est pas nécessairement un bon choix. Voici les questions qu’il faut se poser :

- Quel est mon message ?

- Mon idée d’image (si j’en ai une) est-elle réductrice ? Adaptée ?

- Un mot ou un concept simple, projeté à l’écran est-il plus efficace ?

- Comment puis-je « responsabiliser » et intégrer l’auditeur en faisant travailler son imagination ?

Ces quelques questions vous aideront à rendre vos interventions plus interactives… et c’est bien ce qu’on veut, non ?

un message percutant

novembre 25th, 2009 | Posted by Cédric in général - (1 Comments)

La Bible offre un message percutant. Nous autres prédicateurs, nous tentons d’en faire l’exégèse, c’est à dire de l’expliquer aux autres, mais le message est complexe. Cela amène souvent à un message brouillé, inaudible, compliqué.

C’est dommage, parce que si la Bible est complexe, elle n’en est pas pour autant compliquée.

Nous disposons d’outils tels que Powerpoint, OpenOffice Presentation ou Apple Keynote pour rendre nos enseignements plus percutants. Encore faut-il savoir s’en servir ! Dans un monde dominé par la culture de l’image, soyons créatifs, mais respectons les règles et les codes reconnus, qui permettront à chacun de s’identifier avec plus de force encore au message que nous donnons.

L’objectif de ce site est de donner des outils pour aider à ne pas compliquer inutilement la réception d’un message simple.

Tout simplement.

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