Dimanche matin.

Il est 9h53. Le groupe de louange est parti prier derrière la scène. Les membres de l’église prennent le café en discutant bruyamment au fond de la salle. Des enfants courent en bousculant les rangées de chaises que le président de culte vient de finir de remettre en place.

Assisté de l’ingé son, vous vous battez avec une clé USB récalcitrante. « Elle veut pas s’afficher dans le poste de travail ! » Dans un coin de l’écran, votre logiciel de présentation attend que vous tapiez les dernières modifications que Franck a apporté au chant qu’il a composé la semaine dernière. Christine, qui s’occupe des annonces, attend sur le côté, une clé USB à la main, que vous ayez terminé pour vous donner un document OpenOffice qu’il faudra ouvrir, copier, et coller dans une nouvelle diapositive. Attendez. OpenOffice n’est PAS installé sur cet ordi ! La panique guette. La clé USB s’affiche enfin. Pas de vidéo. C’est pour le message de ce matin… Vous vous tournez vers la scène pour alerter le prédicateur. Il est trop tard. Le président de culte s’approche du micro et demande aux gens de s’installer. Ca n’est pas si grave… vous avez l’habitude de passer la moitié du temps de louange derrière votre écran à modifier des polices trop larges…

Cette situation vous rappelle quelque chose ? Alors Proclaim est peut-être la solution.

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amour gagnant

octobre 10th, 2011 | Posted by Cédric in général - (3 Comments)

Nous aimons tous voir des gens se tourner vers Dieu.

Nous aimons tous voir l’église grandir et prospérer.

Il existe même des centaines des milliers de livres, de séminaires et de formations consacrés à la croissance de l’église. Des gens très sérieux et motivés ont réfléchi, prié, mesuré, cherché, innové afin de voir l’église toucher le plus grand nombre.

Je ne rejette pas ces travaux. Je pense qu’ils sont justifiés, et que ce sont des outils puissants dont l’église n’a jamais eu la chance de disposer au cours de son histoire. Mais j’ai aussi vu les dégâts que peuvent faire ces outils quand ils sont mal utilisés.

Je suis tombé sur cet article publié sur l’excellent blog de Garr Reynolds, et qui reprend une intervention de Steve Jobs auprès de son équipe  à Apple en 1997. Cette vidéo (en anglais) s’adresse à toute personne désireuse de vendre un produit, et dans une certaine mesure, elle s’applique à nos églises, qui doivent « vendre » la conversion à cette génération gavée de publicités.

Steve Jobs commence par expliquer que ce monde est bruyant et compliqué. Qu’on n’aura pas beaucoup de chances de se faire entendre et qu’on retienne notre message. Qu’il faut être clair sur ce que l’on veut que les gens sachent de nous. Et c’est là notre point fort. Nous avons le message le plus révolutionnaire, le plus radical et le plus intemporel qui existe : l’amour.

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Juste un petit article – très court – au sujet de l’image de l’eGlise (en camelCase comme eMail) sur le net. En voyant le pape galérer avec un iPad, je me demande quelle est l’image que donne l’église vis à vis de la technologie internet.

Bon, le truc, c’est que le pape est un peu en rupture avec le net, comme une bonne partie de sa génération… ce n’est pas juste une question d’église, je sais bien. Mais vu que cette vidéo va faire le tour du net en quelques jours, utilisons la comme prétexte : considérez-vous l’église comme dépassée par la technologie ? Si oui, vous trouvez ça rassurant – la preuve d’un certain recul vis à vis du monde actuel – ou inquiétant ?

L’EBCAM (Ecole Baptiste de Communication, Art et Multimédia) lance sa plate-forme de formation en ligne.

Présentée sous forme d’un blog associé à un podcast, ce nouveau projet, qui se veut la continuité de l’EBCAM entre les sessions, propose de courts tutoriels vidéo qui donnent des pistes pour faire avancer l’église dans la qualité de ses moyens de communication.

Pour l’instant, le site propose quelques vidéos, tournées vers la création numérique et la photo, mais les formateurs travaillent d’arrache-pied pour ajouter de nouvelles ressources, en musique, en chant, en danse, en communication orale et écrite…

Saluons au passage le fait que ressources soient entièrement gratuites, le but de l’EBCAM étant avant tout d’être au service de l’église dans son effort d’évangélisation.

Le site de la formation en ligne de l’EBCAM

La chaine EBCAM formation sur Youtube

La chaine EBCAM formation sur Vimeo

S’abonner au Podcast de la formation en ligne EBCAM sur iTunes

Des chrétiens sociaux

juin 14th, 2011 | Posted by Cédric in général - (0 Comments)

Je viens de lire un article dans Neue Magazine (en anglais) sur le rapport entre les leaders d’église et les médias sociaux, tels que Tweeter, Facebook et les autres.

En substance, l’auteur encourage les pasteurs et responsables à utiliser ces médias, mais à le faire avec discernement, en faisant attention à ce que l’on y écrit.

Attention à nos paroles

L’un de mes amis est très influent parmi les pasteurs francophones. C’est également un homme public qui œuvre dans la société civile. Il a toujours fait très attention à ce qu’il communique sur le web. Son église n’a, par exemple, pas de prédications disponibles en mp3 (ça sera le sujet d’un autre article), parce que hors-contexte, certaines paroles peuvent ne pas être comprises, ou mal interprétées. On ne parle pas de la même manière à un groupe de chrétiens engagés et à un groupe de gens qui sont en approche avec Dieu, et on a aucun moyen de savoir qui écoute les sermons mp3 diffusés sur les sites web d’église. Ce que l’on dit, est dit dans un contexte (avec une pensée toute particulière pour les membres de la FFF à ce sujet). Ce que l’on écrit, est écrit pour toujours – ou presque. On peut même déterrer des vieux sites webs sur archive.org pour retrouver des traces de ce qui a été supprimé.

Faire attention à nos paroles est une chose importante, mais ce que l’on écrit l’est encore plus.

On peut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler et finir par dire une bêtise – on nous pardonnera. Si on l’écrit, c’est plus grave, parce que l’on a le temps de revenir dessus, de le murir à tête reposée et de l’amender ou le reformuler à sa guise.

De plus, une parole écrite est étudiée, interprétée par le lecteur, avec le risque que cela soit fait dans un mauvais esprit. Je le constate régulièrement dans les conversations par email que l’on a dans l’église. Pour donner une information, l’email est un outil génial. S’il faut régler un problème, rien ne vaut une conversation face à face, ou, en cas d’urgence, au téléphone. L’intonation de la voix, la possibilité de débattre et d’échanger, d’amender, d’expliquer, de faire passer de l’humour, sont des choses de grande valeur quand on cherche à débattre ou argumenter.

Vie privée, vie publique

J’ai récemment assisté à un règlement de comptes entre chrétiens sur les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs un peu ce qui me motive à écrire cet article.

Cela fait des années que l’on voit certains blogs (malheureusement très influents) lancer des trolls anti-ministères, au cours desquels certains serviteurs de Dieu ou organisations chrétiennes, se font descendre en flèche dans les commentaires. C’est une mauvaise presse. Mais peu de non-chrétiens accèdent à ces blogs, somme toute assez spécialisés.

Là où les médias sociaux sont différents, c’est dans leur aspect « public ». Régler ses comptes sur le mur de facebook, c’est montrer à tous ses amis une bien triste image de l’église. Or, la Bible dit que c’est en voyant notre amour mutuel que les gens sauront que nous sommes des disciples de Jésus (Jean 13:35).

Il n’est pas question ici d’être hypocrite. Il n’est pas question de « vendre » aux personnes qui ne suivent pas Jésus que quand on est chrétien tout va bien (on sait bien que c’est faux). Il est juste important de ne pas se donner en spectacle. Quand quelque chose va mal, faisons ce que nous dis la Bible : allons voir la personne en question pour régler le différend. Si elle ne change pas, faisons le devant un ou deux témoin (pas sur la place publique), et enfin, si la personne persiste, disons-le à l’église (toujours pas sur facebook !). C’est écrit dans Matthieu 18:15-17.

Il est du ressort de chaque chrétien de prêter attention à ce qu’il met sur facebook. Mes amis chrétiens y mettent beaucoup de choses que je trouve plutôt cucul la praline (si vous me permettez), tombant dans les clichés ou le patois de Canaan. Je ne suis pas convaincu de l’impact que cela a sur les non-chrétiens. Sauf si on est soi-même cucul la praline – ce qui n’est pas mon cas. Je suis plutôt repoussé par ce genre de vidéo et autres diaporamas moralisateurs qu’on voit souvent circuler. Beuuaark !

J’ai moi-même pris le parti de créer des listes d’amis. J’en ai plusieurs (famille, collègues…), mais l’une d’entre elle est la liste « incroyants ». Car ce que je publie, je le rend public (d’où le verbe « publier »), et je le fais en ayant conscience du message que j’envoie à tous de manière publique.

En effet, je ne suis pas certain d’être compris par mes collègues de travail si je publie le statut suivant : « Super prophétie reçue ce soir à la célébration. Vraiment, un temps super béni où Dieu nous a touchés ! J’ai apprécié le partage de Michel sur la circoncision. » Ce statut sera masqué à ma liste « incroyants ».

Cependant, si j’emploie des termes plus neutres, ou si mon sujet est plus général, comme par exemple : « Un bon moment ce soir à l’église. Ca fait vraiment du bien de se sentir bien ! », alors je n’ai aucun problème à ce que mes amis, collègues, et le monde soient au courant !!!

En contact

Je suis convaincu que l’église a un rôle à jouer dans les médias sociaux. Je suis également convaincu que les pasteurs n’y sont pas assez représentés et entendus.

Je suis depuis très longtemps sur Twitter, par exemple, mais je n’y rencontre que trop peu de personnes influentes du monde chrétien. Twitter, c’est l’agora des temps modernes. Quelle est la tribune de l’église ? Comment se fait-elle entendre ? Qui va l’écouter si elle ne parle pas ?

Je pense également que les réseaux sociaux sont un moyen inespéré d’entretenir des relations pastorales avec certaines personnes, de développer de l’amitié. Un de mes amis dans l’église y passe des heures à parler avec les jeunes, à les écouter, à garder le contact et développer de nouvelles relations. Pour moi, un chrétien qui se targue de posséder un don de pastorat se doit d’être présent sur les réseaux sociaux.

Un outil avant tout

Je pense enfin que bien que les médias sociaux soient des outils très puissants et à la portée de tous, il faut savoir manier avec intelligence, car ils peuvent se révéler dangereux.

J’aime comparer facebook à une corde. On peut en faire, des choses, avec une corde. On peut sauter à la corde, grimper, à la corde. On peut porter secours à un ami en mauvaise posture. On peut créer des liens, rester en contact, on peut réparer des choses cassées. Mais on peut aussi tendre un piège, lier et emprisonner une personne, on peut même aussi se pendre. De la même manière qu’une corde est un outil pas une finalité, facebook n’est ni bon, ni mauvais, par contre il peut être (très) bien utilisé, ou (très) mal utilisé.

Alors il est bon de se demander quel emploi nous faisons de ce formidable outil. Est-il réellement au service de l’évangile qui libère ? Est-il un atout que notre église garde en main comme vecteur de communication et de partage de l’évangile ? Ne serait-il pas judicieux d’enseigner les chrétiens à l’utilisation de ces outils, et à les mettre en garde contre leurs dangers et leurs limites ?

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