• 17
  • 05
  • 2010

Social Media Revolution

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La tournure qu’a pris le web depuis 5-6 ans est très intéressante. Depuis l’avènement de l’informatique, on lui reprochait d’éloigner les gens les uns des autres, de « virtualiser » leurs relations. Tout le monde craignait que la génération Y, Z ou Z+ finissent par devenir une multitude de no-life enfermés dans leur cave ou leur chambre, 24 heures sur 24, à jouer à Call of Duty 12 en mangeant des pizzas à la caféine.

Les médias sociaux ont bouleversé la donne. Les gens se rapprochent. Moi-même, qui ne suis pas très fort pour les relations, je remercie facebook et consorts pour la dose d’interaction qu’ils apportent à ma vie. Facebook n’est pas qu’un défouloir pour extravertis, c’est également un mode d’expression pour les introvertis, qui, cachés derrière leurs claviers, n’ont pas besoin d’hurler pour se faire entendre – où tout au moins pour en placer une.

Voici encore une petite vidéo du même acabit que la précédente, pour nous parler des médias sociaux, et de la place qu’ils prennent dans la société actuelle. En Anglais dans le texte :

Tout d »abord, je félicite le (ou les) auteur(s) de cette vidéo pour sa qualité de présentation. C’est un pote qui me l’a partagée (sur facebook !), et même si certains commentaires argumentent sur l’exactitude des statistiques données, il est indéniable que les médias sociaux sont en train de bouleverser nos modes de communication.

Et l’église, dans tout ça ?

L’église doit attraper la balle au bond. Encore une fois, elle se doit d’intégrer cette révolution à son fonctionnement. Mais elle doit le faire avec discernement : si tout n’est pas bon à prendre, tout n’est pas mauvais non plus.

Votre église a certainement un site web. A-t-elle une page sur facebook ? Celles-ci sont beaucoup plus facilement partagées par les internautes qu’un site web. Un simple clic suffit à répandre une nouvelle parmi ses amis, qui le répandront parmi leurs amis, et ainsi de suite… Votre église gagnera en visibilité, si, pour autant, vous prenez garde à la faire gagner en lisibilité. Et pour être lisible, votre communication d’église doit éviter les écueils les plus répandus, tels que le patois de Canaan, les versets biblique qui font peur, et les images démodées.

Pour autant, les médias sociaux ne font pas tout.

Le problème de l’église, c’est qu’elle ne peut pas être virtuelle. Bien sur, on peut trouver à se « nourrir » spirituellement sur le net, bien sur, on peut échanger, partager, travailler ensemble dans un but commun avec les outils de communications clé-en-mains fournis par Google et les autres… mais c’est les yeux dans les yeux, la main dans la main, que l’église se construit.

Les médias sociaux sont un formidable outil de communication, au même titre qu’une guitare, un micro, un téléphone, ou un timbre. Je peux utiliser une guitare, et chanter dans un micro pour dire des bêtises, comme pour dire des choses sensées. Je peux téléphoner à mes amis, ou leur écrire pour leur partager mon amour, mais je pourrais aussi en profiter pour répandre des commérages sur les autres…

Comme toujours, le problème n’est pas du côté de  l’outil. Le problème est du côté de celui qui le manipule.

Les médias sociaux ne doivent pas faire oublier l’importance de l’église locale. Pensez-vous qu’une famille saine et équilibrée se contentera de manger par Skype, ou de se réunir à Noël sur une salle de chat ? Non ! Une famille se réunit, se voit, se touche, et communie ensemble autour d’un repas, profitant de la présence de chacun pour construire son identité, au travers de souvenirs, en prenant des photos des uns et des autres… photos qui se retrouveront le lendemain, publiées sur facebook, et qui permettront de prolonger ce moment de communion intense vécu ensemble, au travers des commentaires des uns et des autres.

Et c’est sous cet angle que l’église doit aborder les médias sociaux.

  • 26
  • 02
  • 2010

pour une église pertinente

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Cela fait des années que je vis et que je travaille dans l’église. J’en ai vu de toutes sortes, j’ai participé à une foultitude d’expériences et de réflexions. J’ai vu le pire et le meilleur. J’ai aussi parfois pris le pire pour le meilleur et le meilleur pour le pire…

Je me suis assis sur les bancs froids des églises traditionnelles. J’ai dansé comme un déjanté sur de l’electro lors de soirées orientées « jeunes ».

J’ai beaucoup parlé, jugé, pesé et critiqué, en bien comme en mal, le sens de l’église. J’ai longtemps cru que l’église avait besoin de repenser la forme de ses cultes, afin de les rendre plus « lisibles » par la société. J’ai milité pour des chants actuels, pour un style d’animation rapide et sans langue de bois, ni « patois de Canaan ». J’ai voulu développer les églises de jeunes, les cultes alternatifs, afin de déringardiser nos réunions.

J’avais raison. Mais au milieu de tous mes efforts, j’avais oublié l’essentiel : le fond.

Je pense que beaucoup d’églises basent leurs efforts sur la forme qu’ils donnent aux cultes et aux réunions tournées vers les personnes qui cherchent Dieu. Et si l’intention est bonne, le résultat est rarement à la hauteur de l’investissement. La plupart du temps, on n’attire pas beaucoup de nouveaux-venus, et nos église se remplissent de transfuges, provenant d’autres églises, qui finiront par repartir un jour vers une autre église qui aura su leur proposer une forme de culte plus adaptée à leurs désirs.

J’ai peur que cette gesticulation évangélique ne nous amène à perdre de vue la raison d’être de l’église, qui est de faire de toutes les nations des disciples, et de leur apprendre à garder l’enseignement de Jésus (cf. Matthieu 28:20, La Bible).

Il s’agit de la mission que Jésus a donné à ses disciples lors de son départ. Elle est essentielle si l’on cherche à revenir au fond des choses afin de bâtir une église saine sur des fondements qui traverseront les générations et les modes.

Chaque église devrait se poser la question des fondements avant d’attaquer une rénovation des formes. Sans fondements solides, une église risque d’être ébranlée par ces changements. Je distingue trois niveaux qui définissent notre vie d’église : les fondements, la forme, et entre les deux, les « stabilisateurs ».

Les fondements

C’est la raison d’être de votre église. Dans notre église, nous les avons définis sous forme de « mission » en trois points. Dans d’autres courants, il s’agira du crédo dénominationnel, ou de la « vision » de l’église, ou encore d’une combinaison de tous ces termes.

Peu importe le nom qu’on donne à ces fondements, il est nécessaire de les travailler avec les responsables et/ou anciens de l’église. Ils sont l’ADN de l’église que vous construisez, et se lancer dans un projet de rénovation sans avoir cette base, c’est partir dans une aventure vouée à l’échec.

Toutes les actions de l’église doivent servir un axe de ces fondements. Ce sont les repères essentiels au développement d’une église qui aura un impact dans la société, qui recherche des valeurs sures.

Les formes

Il s’agit, à l’évidence, de l’organisation de l’église, de sa liturgie, de la manière dont elle communique avec ses membres et la société qui l’entoure.

Trop souvent, on s’imagine qu’il suffit d’allumer quelques bougies, de mettre une musique d’ambiance sympa et de boire un coup de café avant (ou après) nos réunions pour être culturellement pertinents. Mais si une culture s’exprime par des formes et des codes, elle n’est pas ces codes et ces formes. Une église qui rénove ses formes de liturgie sans aller plus loin sera vite délaissée, et ceci pour deux raisons. Une partie des gens qu’elle aura attiré la considéreront comme trop has been dès que la mode aura changé ;  l’autre partie des gens ne trouvera pas le fond qu’elle recherche, et finira par délaisser le groupe.

La clé d’une église en prise avec sa génération se trouve dans le troisième niveau : les stabilisateurs.

Les stabilisateurs

On est tous montés un jour dans une voiture dont les amortisseurs étaient mal réglés.

L’un de mes amis faisait du tuning. Il avait surbaissé sa caisse, et on pouvait sentir toutes les aspérités de la route dans notre siège. Chaque nid de poule nous faisait bondir d’un coup sec, et je ne vous parle pas des dos d’âne. Malgré sa gentillesse et l’amitié qui nous liait, je n’avais pas du tout apprécié traverser la France dans sa voiture.

Mon père avait tardé a changer ses amortisseurs. De retour de vacances, il était venu me chercher à la gare afin de me ramener à la maison. A chaque fois que la route montait ou descendait, le mouvement de la caisse était amplifié, ce qui fait que notre court voyage ressemblait plus à un tour de montagnes russes qu’à une ballade en tapis volant. Bien que le voyage fut beaucoup plus court, j’étais très heureux, également, de sortir.

Dans les deux cas, ce n’était ni la voiture, ni le conducteur qui était en cause. La route n’était pas plus mauvaise qu’ailleurs. Ce qui a fait la différence, c’est la capacité des deux véhicules à s’adapter à la route qu’ils empruntaient.

Si l’on devait rapporter cette métaphore à l’église, la route serait les fondements et la voiture, les formes.

L’évangile ne manquera pas de choquer les gens. Ce sont les aspérités de la route, qui sont là, et qu’on ne peut enlever, que cela plaise ou non. On aura beau asseoir les gens en bonne compagnie, sur un siège confortable, dans un habitacle climatisé, si la tenue de route n’est pas satisfaisante, le voyage ne sera pas agréable.

C’est ce lien qui est la clé. C’est ce lien qui est négligé, parce que les gens n’ont pas même conscience qu’il existe.

Les stabilisateurs, ce sont tous ces changements que l’on peut opérer dans notre vie d’église, et qui peuvent être remis en question sans toucher au fond des choses. Bien souvent, ils sont liés aux dogmes que nos églises ont développés.

Par exemple, dans mon église, nous nous sommes aperçus que beaucoup de nouveaux-venus ne comprenaient pas le sens du repas du Seigneur (la « Cène ») lors de nos cultes, et se sentaient exclus de ce temps qui paraissait un peu mystique et bizarre. Ainsi, nous ne prenons pas le repas du Seigneur lors des cultes publics. Nous le réservons pour des temps communautaires, tels que les réunions de semaine, ou les groupes de maison. Ainsi, nous le prenons moins souvent, mais nous lui accordons davantage d’importance.

Pour autant, je n’en fais pas une règle. Une église qui communie tous les dimanches lors de ses cultes publics ne me gène pas. Peut-être un jour reviendrons-nous à l’ancien système. Mais le but de ce billet n’est pas de débattre sur la Cène, et j’aimerais que l’on se concentre sur ceci : nous n’avons pas retiré ce fondement, nous avons ajusté notre gestion d’église en utilisant un stabilisateur.

Ce stabilisateur permet juste une entrée en douceur aux nouveaux-venus. Ils seront confrontés à la communion, mais dans un deuxième temps, s’ils commencent à participer à la vie de l’église, et pas juste à y assister.

Il s’agit d’une tension à gérer entre fondements et formes, qu’il faut mesurer, et remettre en question régulièrement.

J’ai donné l’exemple d’un stabilisateur. Il en existe des milliers. Il appartient à chaque église de trouver comment être pertinente face à la culture de son époque et de sa région en ayant des fondements clairs, des formes adaptées, tout en jouant sur ces stabilisateurs.

  • 25
  • 11
  • 2009

un message percutant

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La Bible offre un message percutant. Nous autres prédicateurs, nous tentons d’en faire l’exégèse, c’est à dire de l’expliquer aux autres, mais le message est complexe. Cela amène souvent à un message brouillé, inaudible, compliqué.

C’est dommage, parce que si la Bible est complexe, elle n’en est pas pour autant compliquée.

Nous disposons d’outils tels que Powerpoint, OpenOffice Presentation ou Apple Keynote pour rendre nos enseignements plus percutants. Encore faut-il savoir s’en servir ! Dans un monde dominé par la culture de l’image, soyons créatifs, mais respectons les règles et les codes reconnus, qui permettront à chacun de s’identifier avec plus de force encore au message que nous donnons.

L’objectif de ce site est de donner des outils pour aider à ne pas compliquer inutilement la réception d’un message simple.

Tout simplement.